Savoir réagir face à une offre paraissant anormalement basse

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Mis à jour le 23 févr. 2026 | Référence : 7990

L'essentiel par l'éditeur

L’article L. 2152-5 du Code de la commande publique définit une offre anormalement basse (OAB) comme une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché. Dans le contexte 2026 de forte pression budgétaire et de concurrence accrue, la vigilance de l’acheteur se renforce : l’objectif est de distinguer une offre réellement compétitive d’une offre économiquement non viable, susceptible d’entraîner sous-qualité, retards, tensions sociales ou défaillance.

Pour détecter une OAB, l’acheteur mobilise un faisceau d’indices et peut combiner plusieurs méthodologies : analyse de cohérence du prix au regard des prescriptions et des moyens annoncés, comparaison aux autres offres (moyenne/médiane, dispersion) et comparaison avec l’estimation préalable de l’acheteur. Des outils numériques, y compris l’IA, peuvent contribuer à repérer des écarts atypiques et incohérences (prix/moyens/taux horaires) et à structurer les contrôles, sans automatiser la décision.

En cas de suspicion, la procédure contradictoire est obligatoire : l’acheteur demande par écrit au candidat de fournir des précisions et justifications sur le montant de son offre, puis apprécie la viabilité économique et la conformité aux obligations applicables avant de décider d’admettre ou de rejeter l’offre, en motivant sa décision et en assurant la traçabilité de l’analyse.

  • Comment identifier une offre anormalement basse dans les marchés publics ?
  • Quelles méthodologies mobiliser pour détecter une offre anormalement basse ?
  • Quelle procédure suivre face à une offre suspectée d’être anormalement basse ?
1.

Savoir identifier le caractère anormalement bas d’une offre

S’il n’existe pas de définition dans la directive 2014/24/UE, l’article L. 2152-5 du Code de la commande publique définit l’offre anormalement basse (OAB), dont les contours avaient été précisés progressivement par la jurisprudence administrative. Est ainsi anormalement basse « une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché ».

En 2026, la pression budgétaire et la concurrence accrue peuvent encourager des stratégies de « prix de conquête » (préserver un chiffre d’affaires, obtenir une référence, maintenir des équipes). Pour l’acheteur, l’enjeu n’est pas de sanctionner un prix bas en soi, mais d’identifier si ce prix est économiquement viable et compatible avec une exécution conforme (qualité,...

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